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| En France aussi, abus policiers pour les quilombolas |
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Dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale, AMAR reçoit Nubia de Souza, représentante des communautés descendantes d'esclaves du Brésil, les quilombos. Nubia vient d'arriver et je veux vous décrire son premier contact avec la France, le jour même où Lula vient rencontrer Nicolas Sarkozy. A l'aéroport Charles de Gaulle, après présentation de son passeport, les policiers l'ont entraînée à part. Pendant deux heures, elle a subi un interrogatoire poussé. Elle a du enlever ses vêtements, vider tout son sac de voyage, ensuite rempli en tassant tout en désordre. Surtout, elle fait l'objet de diverses humiliations. Bien que présentant les invitations d'AMAR et de Cesson Solidarités, on lui a fait répéter de multiples fois le motif de son voyage, en lui demandant avec insistance si elle venait jouer au foot. Avec détermination, elle a fait face car elle est chez nous en représentation d'un mouvement. Mais elle nous a dit que s'il ne s'était agi que de sa propre personne, elle aurait explosé. Au bout de ces deux heures humiliantes, elle a été lâchée, doublement éprouvée par le long voyage et cet interrogatoire, dans une aérogare d'où les Brésiliens de son vol, qui auraient pu l'aider linguistiquement, avaient bien entendu disparu. Je suis malgré tout heureux de vous annoncer que sur son chemin, elle a ensuite été aidée par diverses personnes, comme elles l'ont pu, qui en prêtant son téléphone, qui en l'aidant à traduire. Visiblement, beaucoup de français gardent plus de sens moral que leur police, leur ministre de l'identité nationale et leur président. Si vous souhaitez rencontrer Nubia et en savoir plus sur la lutte pour la terre des quilombos, voici quelques rencontres déjà programmées :
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